RÉFLEXIONS pour 1Jn 3:7-10
Ces paroles sont étonnantes : elles nous donnent espérance et, en même temps, elles nous condamnent. Car dans la nouvelle naissance, la naissance d'en haut, nous entrons par la foi en Jésus-Christ. Cela signifie qu'en nous, qui croyons en lui, demeure déjà la semence de Dieu, peut-être encore très petite, pas plus grande qu'un grain de moutarde, mais capable de croître. Il en découle que nous ne péchons pas. Mais pourtant nous péchons ! Et celui qui dit qu'il ne pèche pas est menteur (voir 1 Jn 1, 8-10). Quoi donc, encore une contradiction ? Non, comme toujours, non pas une contradiction, mais un paradoxe. Dans la mesure où la présence de Dieu (« la semence ») agit en nous, dans cette mesure nous ne péchons pas, parce que nous ne pouvons pas pécher. Dans la mesure où nous l'ignorons, où nous n'en tenons pas compte, où nous ne lui donnons pas liberté en nous, dans cette mesure nous péchons, parce que nous ne pouvons pas ne pas pécher. Il y a donc une immense espérance : nous pouvons vivre hors du péché, cette possibilité nous est donnée ; mais il y a aussi une très lourde condamnation, parce que nous nous servons si peu de cette possibilité.
