RÉFLEXIONS pour Jn 2:13-22 — le 9 novembre 2024

RÉFLEXIONS pour Jn 2:13-22

À bien y réfléchir, il est étrange de trouver, parmi les fêtes chrétiennes, celle de la dédicace d'une église particulière. Les événements de la vie du Christ, les fêtes consacrées à la Vierge Marie et aux saints, tout cela se comprend. Mais un bâtiment : pourquoi est-il si important pour nous ? Certes, l'histoire de la basilique du Latran est intéressante : elle reste, après tout, l'église de cinq conciles et le lieu du couronnement des papes. Aujourd'hui, cependant, j'aimerais parler du fait qu'elle est devenue, en elle-même, un symbole de la vie de l'Église qui, malgré tout, renaît là où l'on ne voit que des ruines. La basilique du Latran a changé à maintes reprises ; elle a été détruite par le feu, par un tremblement de terre, et on en a emporté tout ce qui avait de la valeur. Il n'y restait pas pierre sur pierre. Et chaque fois, l'Église, en tant que communauté humaine, l'a reconstruite. Ce n'est pas une manifestation d'entêtement, mais la constatation visible de ce fait : si l'Église vit comme communauté, ce n'est pas parce qu'on ne la détruit pas ou qu'on lui ménage des conditions protégées. Une autre force lui donne vie. Comme le dit la lecture évangélique de cette fête, la preuve de l'autorité de Jésus est que la mort n'a pas de pouvoir sur Lui. Ni le feu, ni le tremblement de terre, ni les guerres, ni les hommes n'empêcheront de reconstruire ce qui semble aujourd'hui en ruines. Car la mort et la destruction n'ont pas de pouvoir là où Il donne la vie.