RÉFLEXIONS pour Lc 11:9-13 — le 6 novembre 2024

RÉFLEXIONS pour Lc 11:9-13

Comme en épigraphe à ce passage évangélique, nous reviennent des paroles du livre deutérocanonique de la Sagesse de Jésus, fils de Sirac : « ...et tu seras comme un fils du Très-Haut, et Il t'aimera plus que ne t'aime ta mère » (Si 4,10). Aujourd'hui, lorsque le Seigneur nous parle de l'amour qu'Il porte à chaque être humain, amour si difficile à comprendre et à sentir qu'Il doit recourir à une analogie, celle de l'amour d'une personne pour son enfant, nous comprenons ceci. Les paroles « si même vous, qui êtes mauvais » contiennent une indication importante : le Seigneur nous aime plus que nos parents. Il ne voulait probablement blesser personne en le qualifiant de mauvais, mais Il tenait à dire précisément ce que l'auteur de la Sagesse de Sirac exprime de façon si imagée. Plus que ne t'aime ta mère... C'est une image très vive et saisissante, car il n'existe peut-être pas sur terre d'amour plus fort que celui d'une mère pour son enfant. Et celui d'un enfant pour sa mère... La lecture d'aujourd'hui et les paroles du Siracide nous conduisent au-delà des horizons terrestres, là où nos sentiments doivent se taire : étant des instruments de cette vie terrestre, ils ne peuvent plus rien nous dire. Si donc ces paroles sur la mère blessent quelqu'un, c'est la réaction la plus juste et la plus naturelle, on pourrait même dire la plus saine, de nos sentiments terrestres. Il est pire de les accepter aussitôt avec facilité : cela signifie que quelque chose ne va pas dans notre vie.