RÉFLEXIONS pour Ac 16:25-40
Nous avons déjà lu plus d’une fois comment un séjour en prison s’achevait par une délivrance miraculeuse ; nous ne sommes donc plus surpris que, cette fois encore, les frères ne soient pas restés longtemps en prison. Mais cette fois, il y a aussi des différences. Elles ne tiennent pas seulement à ce qu’aucun ange ne soit visiblement venu dans la prison pour en faire sortir les captifs, mais aussi à ce que les captifs eux-mêmes ne se pressent pas de retrouver la liberté. Paul et Silas sont bien sûr heureux d’annoncer le message du salut au geôlier, mais ce n’est pas tout : Paul et Silas défendent leurs droits de citoyens romains.
Ces dernières années, on a entendu à plusieurs reprises affirmer que le christianisme était incompatible avec la défense des droits civiques, avec des raisonnements tels que ceux-ci : revendiquer ses droits manque d’humilité ; il faut penser non aux droits, mais aux devoirs. Pourtant, l’exemple de Paul montre que défendre la légalité — et donc ses droits légitimes — n’est ni du formalisme ni de la chicane, mais une défense nécessaire de la justice.
L’exemple de Paul nous montre aussi que même les lois terrestres des États peuvent servir l’annonce de ce qui est au-dessus de toutes les lois.
