RÉFLEXIONS pour 2Co 2:1-17
Imaginons que nous ayons appris qu’il se passe dans une Église quelque chose de semblable à ce que Paul découvre dans la communauté de Corinthe. Que ressentiriez-vous ? Peut-être ne peut-on plus les appeler chrétiens, et vaudrait-il mieux ne plus avoir aucun rapport avec eux ? Comme nous le voyons, Paul ne cachait pas son indignation ; pourtant, il écrit ses épîtres, parfois très sévères, « dans une grande affliction... et avec beaucoup de larmes », afin qu’ils connaissent son amour.
Par son péché, le pécheur a attristé non seulement Dieu et non seulement Paul, qui avait rassemblé cette communauté, mais toute l’Église de Corinthe (5). Paul craint toutefois que la peine imposée par la communauté n’entraîne un mal encore plus grand : tension dans les relations, éloignement, départ de l’Église. Afin que la personne repentante « ne soit pas accablée par une tristesse excessive », il faut lui pardonner et la consoler. Autrement, où serait notre pardon chrétien ? D’un autre côté, si nous « abaissons la barre » et ne faisons que consoler ceux qui pèchent, cela ne conduira-t-il pas à des conséquences encore plus terribles dans la communauté des croyants ? Comment ne tomber dans aucun des deux extrêmes : ni dans l’indulgence envers le péché présentée comme un pardon chrétien, ni dans la cruauté et l’orgueil présentés comme rigueur et intransigeance envers le mal ? Le verset 10 est très important, car il parle de pardonner « au nom » de quelqu’un. Bien plus, Paul parle de pardonner au pécheur « au nom du Christ », au nom de toute l’Église.
À la fin du passage, Paul compare la marche de l’armée du Christ au retour à Rome d’une armée conduite par un général victorieux. Sur son passage, on brûlait des substances aromatiques, et les ennemis capturés, auxquels les puissances des ténèbres sont vraisemblablement comparées, étaient exécutés. N’oublions pas Qui est au centre de cette procession et à Qui sont destinés les parfums.
