RÉFLEXIONS pour 1Co 7:17-40
Que veut nous dire l’apôtre Paul ? Que signifie : « que ceux qui ont une femme soient comme s’ils n’en avaient pas ; ceux qui pleurent, comme s’ils ne pleuraient pas ; ceux qui se réjouissent, comme s’ils ne se réjouissaient pas ; ceux qui achètent, comme s’ils ne possédaient pas ; et ceux qui usent de ce monde, comme s’ils n’en usaient pas » ? À quoi cela doit-il ressembler en pratique ? La première réaction consiste à simplifier. On pourrait dire que, puisque « le temps est court », Paul recommande de quitter sa femme, de cesser de pleurer et de se réjouir, et de rejeter tout ce que nous avons dans le monde. Mais ce serait beaucoup trop simple et tout à fait faux. Non, Paul parle d’autre chose. La question est plutôt de savoir ce qui compte le plus pour nous. Très souvent, ce qui nous paraît le plus important sur le moment devient dominant : peut-être la famille, peut-être ce que le monde nous donne, ou peut-être notre humeur — notre douleur ou notre joie. L’apôtre Paul propose de changer de point de vue. Oui, je pleure, mais ce n’est pas l’essentiel de ma vie. L’essentiel, c’est le Seigneur. Oui, je me réjouis de ma réussite, mais l’essentiel, c’est le Seigneur. Dans une telle situation, nous sommes libres de ce que nous avons en ce monde, libres pour l’éternité. Non parce que nous rejetons ce que nous avons, mais parce que nous n’y sommes plus enchaînés.
