RÉFLEXIONS pour Jn 18:6-7
Quelle étrange arrestation! Les gens armés viennent, Jésus demande, qui ils cherchent, ils appellent Son nom, Jésus dit : «c’est Moi», - et ils tombent à terre. Le problème se pose visiblement sur les mots de Jésus, plus concrètement, sur un mot, puisqu'Il n’a dit qu’un seul mot : «Yahvé».
Regardons dans un autre sens. On a eu l'occasion d'entendre bien des fois des gens, essayant de comprendre : «Pourquoi on considère Jésus comme Dieu, Il ne s’est en effet jamais Lui-même appeler ainsi ?» Ici nous voyons qu’Il ne s’appelait pas seulement, mais était même beaucoup plus concret: Il utilisait ce nom de Dieu, qui était donné au départ à Moise (Exode 3:14), et ensuite taboué pour éviter le blasphème. Même entendre ce nom ne se permettait pas - c'est pourquoi les guerriers sont tombés à terre. Alors, la prononciation de ce nom pieux et instructeur dans la doctrine juive, comme était incontestablement Jésus, ne pouvait pas être un hasard – c’était un auto-témoignage.
Et la troisième considération. Il semble parfois aux lecteurs de la Bible qu’il n’y a aucune prouesse dans les souffrances et dans la mort de Jésus, Il se soumet à la violence, qui est justement impossible à supporter. Mais cette scène montre que même pendant l'arrestation il est le maître de la situation. Sa souffrance et la croix ne Lui sont pas obligées, mais sont un acte bénévole de Sa part. Quel amour de Dieu envers nous, si Celui dont rien que le nom paralyse les ennemis, va à la mort sans résister, «comme un agneau muet», pour notre salut.
