RÉFLEXIONS pour Ps 108
Les paroles du psaume résonnent d’une ardeur guerrière naturelle chez David, roi et combattant. Il est prêt à marcher contre ses ennemis, et il croit que le Seigneur l’aidera à vaincre. Et même si aujourd’hui Il nous a rejetés, David continue malgré tout à implorer Sa protection, espérant en Sa miséricorde.
Mais si la miséricorde du Seigneur est plus haute que les cieux, cela signifie qu’elle s’étend sur toutes les terres. Par conséquent, celui qui prie pour la délivrance de Ses bien-aimés et qui désire Le célébrer parmi les nations demande au Seigneur de triompher aussi sur les terres de peuples qui ne Le connaissent pas encore.
Ceux qui lisent le récit des guerres sanglantes des Israélites de l’Ancien Testament contre leurs voisins païens ont d’abord du mal à voir dans ces guerres autre chose que les affrontements entre tribus propres à toutes les époques. Sans doute bien des participants aux événements les considéraient-ils de la même manière. Mais si nous croyons que l’élection d’un peuple n’a pas eu lieu pour lui seul, mais aussi afin d’éveiller tous les hommes, alors ces mêmes affrontements prennent un autre sens. Nous voyons que le soutien du Seigneur à Israël n’est pas le soutien des « uns contre les autres », mais une opposition à l’impiété païenne qui avait asservi toute l’humanité.
