RÉFLEXIONS pour Rm 1:16-32
Pour la première fois, Paul proclame que la justice de Dieu se révèle de la foi à la foi, et non par l’observance de règles, ni même par celle des commandements. Il développera cette pensée par la suite ; pour l’instant, il la mentionne presque en passant. Les choses importantes sont d’ailleurs très souvent dites en passant.
La puissance de Dieu est annoncée d’abord au Juif, puis au Grec, c’est-à-dire à tout homme d’origine païenne, pas nécessairement grec de naissance. (Ici se dessine également l’un des thèmes de l’épître, qui sera développé un peu plus loin.) Pour l’instant, Paul parle des problèmes d’anciens païens qui ont abandonné leur ancien mode de vie sans l’avoir oublié et qui vivent entourés de ceux qui continuent à le pratiquer.
Déduire les perversions de l’idolâtrie peut paraître aujourd’hui à beaucoup une exagération douteuse, d’autant plus que les perversions n’ont pas disparu avec les idoles. Paul indique néanmoins la réalité du lien entre l’éloignement de Dieu et l’abandon des normes morales qui correspondent à la nature humaine. S’éloigner de Dieu signifiait se tourner vers des idoles faites de main d’homme ; de même, renoncer aux lois du monde naturel créé par Lui conduisait à tenter d’inventer des modèles de comportement douteux. Oui, l’être humain est libre de créer de nouvelles formes de comportement. Le problème est que, dans bien des cas, de telles expériences signifient s’écarter de l’unique sentier qui permet de traverser le marais.
