RÉFLEXIONS pour Ps 80:2-20
Le psalmiste demande au Seigneur de sauver et de relever le peuple, de relever ceux qui, s’étant détournés de Dieu, se sont effondrés sous le poids de leurs propres péchés. Comme il serait facile, en entendant une telle demande, de dire que, puisqu’ils sont tombés, ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes et qu’il est donc inutile de demander grâce. Pourtant, ceux qui sont tombés ont droit à la miséricorde, et celle-ci repose non seulement sur cette conviction, compréhensible pour tout croyant, que le Seigneur est miséricordieux, mais aussi sur le précédent de Son aide active au peuple : la sortie d’Égypte. La mémoire vivante de cet événement est le gage que le peuple pourra encore placer son espérance en Dieu.
Au nom du peuple, le psalmiste promet de ne pas se détourner du Seigneur. Selon le raisonnement humain, les promesses seules ne suffisent pas ; on pourrait répondre : donnez-nous la garantie que vous tiendrez votre promesse. Le Seigneur ne demande pas de garanties. Il voit parfaitement la duplicité et la faiblesse des hommes, ainsi que le manque de constance propre à beaucoup d’entre nous. Mais nous avons le droit d’espérer qu’Il accueille notre élan vers Lui et qu’ainsi, avec Son aide, nos promesses hésitantes de Le suivre puissent devenir véritables et fermes.
