RÉFLEXIONS. La Bible en cinq ans.

RÉFLEXIONS pour Ps 69

L’image d’un homme injustement persécuté et ne trouvant aucune place au milieu de l’oppression est depuis longtemps interprétée comme l’une des images prophétiques du Messie souffrant. Tout le justifie : de nombreux détails décrits dans le psaume se sont accomplis dans la vie terrestre du Sauveur, jusqu’au fiel et au vinaigre qu’on Lui donna à boire.

Néanmoins, nous ne pouvons pas identifier complètement l’homme qui raconte ses souffrances au Messie à venir, en raison, par exemple, de cet aveu autocritique : « Ô Dieu, Tu connais ma folie, et mes fautes ne Te sont pas cachées. » Cet homme ne nie ni sa culpabilité ni ses péchés : il les reconnaît et les confesse. Mais, sans se considérer comme irréprochable, il continue d’espérer dans le Seigneur, d’autant plus que ses péchés ne font pas de ses persécuteurs les instruments de la justice.

On pourrait dire que les deux lectures du psaume se contredisent. Mais cette contradiction est levée par la réalité du Golgotha, où le Sauveur a expié nos péchés en partageant les souffrances de tous ceux qui ont eu à les subir, et donc aussi celles de l’auteur de ce psaume.