RÉFLEXIONS. Lecture en trois ans.

RÉFLEXIONS pour Jc 1:16-27

On pourrait dire que Jacques appelle à la maîtrise de soi. Mais il remarque que toute bonne œuvre a pour source le Créateur. Les seules forces humaines ne suffisent donc pas ; pour surmonter nos propres faiblesses, nous nous appuyons sur la force qu’Il nous donne.

En réfléchissant aux paroles selon lesquelles la colère de l’homme n’accomplit pas la justice de Dieu, il est très facile de glisser vers ce genre de raisonnement : « Oui, la colère injuste ne l’accomplit pas, mais la juste colère, c’est autre chose... » Dès lors, n’importe quelle violente explosion émotionnelle peut sans difficulté passer pour l’expression d’une juste colère, puisque moi, je combats pour la vérité et la justice !

Mais Jacques parle de toute colère humaine. Même lorsque la colère est fondée, il est dangereux de la laisser guider nos actes, et pas seulement parce que, dans le feu de l’action, nous pouvons causer beaucoup de dégâts. En cédant à la colère, nous acceptons de nous laisser conduire par des passions humaines non éclairées qui ont échappé au contrôle de la raison. Cela signifie qu’à cet instant, nous ne confrontons pas nos actes à la volonté de Dieu.