RÉFLEXIONS pour Lc 20:9-18
La parabole de la vigne du Seigneur est racontée pour la première fois par le prophète Isaïe à la fin du VIIIe siècle avant la naissance du Christ. En y revenant à la veille de Sa Passion, le Seigneur attire l’attention sur certains détails qui font de cette parabole non seulement une image des relations d’Israël avec Dieu, mais aussi une image de la chute dans le péché en général. « Tuons-le, et l’héritage sera à nous » : ces paroles pourraient devenir le sombre mot d’ordre de toute l’humanité dans son opposition à Dieu. Mais le Seigneur parle tout d’abord des grands prêtres et des scribes, des chefs du peuple. Ils considèrent le peuple de Dieu comme leur domaine propre, qui leur serait donné « pour les nourrir », comme on disait dans l’ancienne Russie. L’absurdité de la situation tient aussi au fait que les vignerons de la parabole tentent de faire comme si le véritable Propriétaire n’existait pas, comme si Dieu ne voyait pas leurs actes. Mais Dieu ne disparaît pas parce que certains hommes voudraient se débarrasser de Lui. Ainsi, pour les grands prêtres, le Seigneur qu’ils ont rejeté devient la pierre angulaire sans laquelle s’effondre tout l’édifice de la religion juive construit au fil des siècles.
