RÉFLEXIONS. La Bible en cinq ans.

RÉFLEXIONS pour Ne 11:1-36

Il nous paraît étrange qu’il ait fallu tirer au sort pour décider qui habiterait dans la capitale, non parce qu’il fallait limiter le nombre de ceux qui souhaitaient s’y installer, mais tout au contraire : parce qu’on ne parvenait pas à repeupler la ville autrefois prospère. Pourtant, il en était bien ainsi, et pas seulement parce que la vie dans Jérusalem à peine reconstruite commençait tout juste à reprendre. Ce n’était sans doute pas non plus uniquement parce que, de toutes les villes de Juda, Jérusalem était la cible principale d’éventuelles invasions ennemies. Même en ruines, Jérusalem reste la gardienne du lieu saint, la ville de la maison de Dieu ; or il n’est pas facile de s’approcher du lieu saint, car à son contact la conscience de sa propre impureté devient très souvent plus aiguë. Et c’est si inconfortable...

Mais la ville doit renaître précisément parce qu’elle est appelée à être la gardienne du Temple. Un dixième du peuple s’installe à Jérusalem, et cette proportion rappelle la dîme offerte pour le Temple. Ce n’est guère une coïncidence, pas plus que le fait de voir parmi ceux qui s’y installent des personnes de toutes les catégories de la population. Le peuple tout entier est appelé à servir Dieu ; c’est pourquoi il désigne en son sein des représentants pour le service à Jérusalem.