RÉFLEXIONS pour Jon 4:1-11
« Pourquoi m'as-Tu fait courir si loin ? Ne pouvais-Tu pas tout faire Toi-même ? Pourquoi m'as-Tu donc envoyé là-bas ? Tu m'as fait accomplir un travail absolument inutile... » Telle est la réaction humaine devant l'une des évolutions possibles des événements. Si tout tourne autrement, on sort de la ville, on la regarde périr et, en agitant le doigt, on dit : « Je les avais prévenus ! Il fallait m'écouter », ou bien on continue à maugréer : « Pourquoi m'as-Tu envoyé si loin ? Même cela ne les a pas aidés, ils n'ont quand même pas cessé... » Mais cela signifie seulement qu'il ne faut pas nous prendre trop au sérieux. Dans certains cas, nous ne sommes que des facteurs. Le facteur qui apporte un message ne peut ni ne doit avoir sa propre opinion sur le sens de la lettre, car il doit la remettre, tandis que c'est à un autre de la lire et d'en prendre connaissance. Et ce n'est pas au facteur de reprocher quoi que ce soit à l'Expéditeur. Car, selon la législation postale, c'est précisément l'Expéditeur qui paie la subsistance du facteur.
