RÉFLEXIONS pour Вар 1:15-22
Que de forces il faut déployer pour fréquenter quelqu’un qui a la vérité de son côté lorsque, du nôtre, il n’y a que la honte. Et même sans parler de le fréquenter : venir demander pardon est déjà difficile. Et comme il est difficile d’accepter le pardon. Que de choses il faut ensuite surmonter en soi pour continuer à parler avec la personne qui a la vérité de son côté, à être son ami ou à l’aimer, lorsque de notre côté il y a la honte. Et si cette situation se répète jour après jour ? La réaction humaine naturelle est la fuite. On veut trouver un endroit où rien ne rappelle la honte que l’on éprouve envers soi-même, un endroit où l’on puisse au moins ne pas voir celui que l’on déteste parce qu’il nous fait nous voir sans fard. On peut quitter une personne, essayer de tout oublier et tout recommencer, en espérant que cela ne se reproduira plus. Mais où fuir loin de Dieu ? Car ce n’est que sur une face de la médaille qu’il est écrit : « La justice est à notre Dieu, et à nous la honte. » Sur l’autre, on peut lire tout aussi clairement : « Celui qui Me rejette rejette Celui qui M’a envoyé. » Cela ne nous prive pas de la possibilité de choisir comment et avec qui nous voulons vivre, mais nous montre très clairement dans quelle fosse nous tomberons si nous décidons malgré tout de vivre sans Dieu.
