RÉFLEXIONS pour Ga 1:1-10; Ga 1:20-2:5 — le 7 septembre 2023

RÉFLEXIONS pour Ga 1:1-10; Ga 1:20-2:5

L’apôtre Paul écrit aux Églises de Galatie la lettre dont nous commençons aujourd’hui la lecture en raison d’une situation plutôt désagréable. Certaines personnes non nommées ont troublé les Galates en leur affirmant que la liberté dans le Christ annoncée par l’apôtre Paul est une illusion et qu’il faut aller vers Dieu par le chemin épineux de la législation de l’Ancien Testament. Ce qui importe, disaient-elles, ce n’est pas de savoir si tu aimes Dieu et les hommes, mais si tu laves correctement la vaisselle pour l’amour de Dieu et si tu observes les autres rites. C’est pourquoi, dès le début de la lettre, l’apôtre dit que le Christ s’est livré lui-même pour nos péchés. Cela signifie, entre autres, que ce qu’annonce l’apôtre n’est pas une religion. Par définition, la religion est notre chemin humain de réunion avec un Dieu infiniment lointain. La question n’est même pas que la loi, comme tout le reste dans la religiosité humaine, ne constitue pas un tel chemin (l’apôtre en parle en détail aux Romains). À ses adversaires, il oppose le fait que Dieu lui-même a déjà parcouru le chemin qui nous sépare, qu’il a lui-même franchi cette distance.

On ne peut que partager l’étonnement de l’apôtre devant la facilité avec laquelle notre nature humaine se courbe sous le joug d’une loi impersonnelle, se tenant à distance d’un Dieu qui s’est trop approché. Telle est la différence psychologique entre la foi et la religiosité. Il importe de le garder à l’esprit, car chacun de nous a besoin de s’examiner : vis-tu dans la foi ou dans la religion ?