RÉFLEXIONS pour 1R 12:1-33
De nos jours, on qualifierait Roboam de « dur ». Ce type de jeune homme — qui n’est d’ailleurs pas nécessairement jeune — ne nous est-il pas familier, lui qui cherche à montrer à « tous ces gens » où est leur place ? Son assurance excessive et son refus d’écouter ceux dont les conseils pourraient écarter le malheur nous sont également familiers. Mais l’orgueil du jeune roi s’est révélé être une folie, et c’est lui qui a perdu le royaume de Roboam. Les différences qui mûrissaient depuis longtemps entre Juda et Israël ont conduit au schisme.
La prophétie prononcée par Ahiyya s’est accomplie : à cause de l’apostasie envers le Dieu unique, Il a permis la division du royaume. Ceux qui cessent de reconnaître l’unité et l’intégrité du monde céleste créé par le Créateur perdent aussi l’unité sur la terre qu’Il a également créée. Car le polythéisme, qui attribue à chaque phénomène son propre maître, mène inévitablement à la désagrégation des liens, aussi bien entre les peuples qu’au sein d’un même peuple.
À la fin de sa vie, Salomon avait cessé de le comprendre, mais Jéroboam ne veut pas non plus le comprendre. La victoire de Jéroboam a conduit au triomphe du paganisme dans le royaume d’Israël. Mais, ce faisant, comme Salomon et Roboam, il a attiré sur lui le châtiment.
