RÉFLEXIONS. Lecture en trois ans.

RÉFLEXIONS pour Rm 3:1-20

Tous les hommes sont devenus pécheurs ; personne n'a donc le droit de prétendre à la justice, encore moins de s'élever au-dessus de quelqu'un en raison du « petit » nombre de ses péchés. Même le degré de gravité des péchés ne doit pas devenir un prétexte à l'exaltation de soi, car le péché est odieux quel que soit son degré ; de plus, ce degré peut changer, et un petit péché laissé sans attention tend inévitablement à grandir.

Nous ne sommes pas justifiés par la loi, mais par elle nous connaissons le péché. Il faut se souvenir que la loi formule des règles qui nous aident à vivre et à percevoir le monde. La loi fixe le niveau auquel il faut se conformer, mais qui demeure souvent inaccessible à cause de la condition pécheresse de l'homme. Avec quelle facilité et quelle habitude les hommes parlent-ils des actes pécheurs du quotidien comme de quelque chose d'ordinaire et même d'inoffensif, alors que le péché est une force irrationnelle, sombre et destructrice, semblable à un marécage. La loi est la carte d'un terrain marécageux, mais si quelqu'un a trébuché, une carte ne peut pas le tirer du bourbier. C'est le Seigneur qui l'en retire.