RÉFLEXIONS pour Jb 29:1-25
Habituellement, les hommes se souviennent avec nostalgie de temps lointains, mais Job regrette les mois passés, si récents et pourtant déjà si éloignés. Le temps s'est densifié ; la souffrance rend son cours plus lent et donc plus douloureux. Les souvenirs ne consolent pas Job ; ils ne font que créer un contraste avec sa situation présente et accroître une douleur déjà insupportable.
Face aux souffrances de Job, comme à celles de tant d'hommes auxquels la souffrance est échue, les raisonnements épicuriens selon lesquels on peut puiser une force de soutien dans le souvenir des plaisirs passés en temps de malheur paraissent frivoles. Et pour ceux qui sont intérieurement faibles, le souvenir de ce qu'ils ont perdu devient une source de souffrance supplémentaire.
Mais pour Job, la source de la force intérieure est une espérance tout autre.
