RÉFLEXIONS pour 2M 12:45 — le 4 novembre 2019

RÉFLEXIONS pour 2M 12:45

Les livres bibliques ne nous disent rien ou presque rien sur le sort des morts au l’au-delà. Et le peu que nous connaissons, c’est à peine qu’on peut considérer comme un élément propre aux révélations Yahvistes. Les représentations du shéol, du royaume des morts, du monde des ténèbres, qui tôt ou tard attend tout un chacun, existaient chez tous les peuples du Proche-Orient antique, et pas seulement chez eux. Il n’y a rien d’original, rien de proprement yahviste en eux.

On aurait pu dire que la révélation yahviste est entièrement concentrée sur la résurrection, qui attend tout le monde le jour du Jugement, lorsque chacun reçoit selon le mérite conformément à sa vie vécue sur terre. Et que se passe-t-il avant le Jugement? La Bible ne répond pas à cette question, en nous envoyant vers les représentations traditionnelles d’avant Bible. Mais tout de même à l'époque d’hellénisme, quelques siècles avant l'arrivée du Christ, dans le milieu judaïque il y avait certaines représentations sur le sort du juste au l’au-delà.

Leur essence conduisait en ce que, contrairement à ceux qui n’ont pas connu le chemin de la justice, le juste évite le shéol. Par la grâce de Dieu au moment de la mort il s'immerge dans un certain sommeil, semblable à celui terrestre, pour se réveiller le jour du jugement et recevoir la récompense méritée. Ainsi il évite l'existence pénible dans le monde des ténèbres, dont on peut appeler vie, seulement avec grand étirement.

Dans ces représentations fondées non pas sur les textes bibliques, mais sur la tradition judaïque, il est clair qu’est reflétée la compréhension du fait que le Dieu miséricordieux ne peut pas laisser Sa personne à son propre sort, lui livrant au pouvoir du monde des ténèbres; idée venante des représentations du Royaume, comme une plénitude de la vie de Dieu, dans laquelle il n’y a pas de place pour la mort.