RÉFLEXIONS. La réflexion principale.

RÉFLEXIONS pour 1Ch 29:15

Intéressant, et à première vue une situation paradoxale :«Nous sommes des étrangers et des hôtes sur terre» - dit celui, à qui pour la consolidation du peuple sur la terre, qui lui a été donnée par Dieu, arrivait à faire, peut-être, plus que quiconque que soit, le vainqueur des Philistins, le vrai fondateur de l'État juif, un grand réformateur religieux — en un seul mot, le roi David, de qui on pourrait parler infiniment, bien qu’il n'y en ait pas de nécessité spéciale: à peine on trouvera aujourd'hui dans le monde une personne, qui n'ait pas entendu de lui. Mais, étant un remarquable chef, un grand guerrier et un grand réformateur, David restait tout de même en premier lieu un prophète, l’homme de Dieu. Et, probablement, comme tout vrai prophète, ce n’est pas qu’il ne comprenait pas bien — il sentait plutôt parfaitement le spirituel et, pour ainsi dire, la facilité métaphysique des choses humaines, des plans et des créations. Pas que ce qu’il faisait, était inutile ou léger; pas du tout, il a en effet fait tant de choses utiles, y compris comme chef, qu’en ont fait avant et après lui très peu.

Mais il ne sentait, apparemment, que ce que ressent quelqu’un qui connait vraiment Dieu et sent Sa présence dans sa vie: plus sont importants du point de vue de notre monde ce que l’homme a fait, plus il est facile et léger aux yeux de Dieu léger. Ce qui est plus important à notre avis dans notre vie et notre histoire est au regard de Dieu léger que des duvets : ils disparaissent au moindre souffle, que ce soit le souffle de la nature ou de l'histoire.

Et ce qui nous semble secondaire et pas du tout important, s'enracine dans l'éternité de Dieu et y reste. Et David, comme prophète, comme homme de Dieu, comprend parfaitement cela. Il sait qui il est, ce qu'il fait et quelle volonté il exécute. Il ne se trompe ni sur son compte, ni sur le compte de ses succès. Et il devient un grand chef, fondant l'État pour le peuple de Dieu.