RÉFLEXIONS pour Ps 95
On pourrait dire que ce psaume se divise lui aussi en deux parties : dans l'une est chantée la grandeur du Seigneur, tandis que la seconde, comme un avertissement aux nouvelles générations, rappelle les péchés. Mais il n'est pas nécessaire de décomposer le chant, car toutes ses paroles sont liées entre elles.
Il faut reconnaître dans les mots « nous sommes le peuple de Son pâturage » le nœud qui relie et donne son unité au psaume. La révélation biblique ne contient aucune représentation philosophique abstraite selon laquelle Il serait de Son côté et nous du nôtre. Non, Il ne nous regarde pas avec froideur ; nous ne sommes pour Lui ni de la poussière ni un amas de particules élémentaires. Si le Seigneur nous empêche d'entrer là où Il veut Lui-même nous conduire, cela signifie que, pour le moment, nos péchés ne nous permettent pas d'y entrer. Mais s'Il est exigeant envers nous, c'est précisément parce que nous ne sommes pas des briques inanimées avec lesquelles on peut construire n'importe où.
Dans Son exigence, il faut voir l'une des manifestations les plus importantes de Son amour pour nous.
