RÉFLEXIONS pour Rm 6:3-11; Mt 28:1-20 — le 30 avril 2016

RÉFLEXIONS pour Rm 6:3-11; Mt 28:1-20

« Il arrive qu’une personne meure après une longue et douloureuse maladie ; son cercueil est placé dans l’église et, en le regardant, nous sommes saisis d’un tel sentiment de paix et de joie : les jours de tourment sont passés, la souffrance est passée, l’effroi devant la mort est passé, de même que l’éloignement progressif des proches, lorsque, heure après heure, la personne sent qu’elle s’en va et que ceux qu’elle aime restent derrière elle sur la terre. <...> Il arrive que nous nous tenions au chevet d’une personne qui vient de mourir, et l’on sent dans la chambre comme si une paix qui n’est déjà plus terrestre y régnait — la paix éternelle, cette paix dont le Christ a dit qu’Il nous laisse Sa paix, une paix que la terre ne donne pas... Ainsi nous nous tenons auprès du tombeau du Seigneur. Les terribles jours et les heures de la Passion sont passés ; le Christ repose maintenant dans la chair par laquelle Il a souffert ; par Son âme rayonnante de la gloire de la Divinité, Il est descendu aux enfers et en a dissipé les ténèbres, mettant fin à ce terrible abandon de Dieu que représentait la mort avant Sa descente en ses profondeurs. Nous nous trouvons véritablement dans le silence du samedi très béni, lorsque le Seigneur S’est reposé de Ses œuvres. <...> Voilà pourquoi la liturgie de ce Grand Samedi est si silencieuse... » (métropolite Antoine de Souroge)