RÉFLEXIONS pour Gn 49:33 — le 3 avril 2015

RÉFLEXIONS pour Gn 49:33

Voici qu’un nouveau Carême touche à sa fin. La lecture du livre de la Genèse fixée par l’Église pour cette période s’achève elle aussi avec son dernier chapitre, le récit de la mort paisible de deux grands hommes, Jacob et son fils Joseph. Dans cet endormissement ordonné, rien ne laisse encore présager une autre mort, celle que nous revivrons la semaine prochaine, pendant la Semaine sainte. Si ces événements sont maintenant si proches l’un de l’autre pour nous, c’est peut-être l’effet de la providence de l’Église, ou peut-être simplement un signe adressé à chacun. Il aurait pu arriver que le Seigneur ne vienne pas à nous dans le Christ. Il en aurait alors été pour nous comme pour les hommes des religions abrahamiques qui nous sont apparentées : rien qui dépasse la raison, seulement la mort paisible de grands maîtres et de grands pères, leur sépulture et leurs tombeaux. Pourtant, voici devant nous la différence entre ces morts — celles de Jacob et de Joseph — et la mort du Christ. Remarquons qu’il est dit que les corps de Jacob et de Joseph furent embaumés. Bien sûr, il s’agit simplement du respect d’une coutume égyptienne. Mais cette conservation du corps forme une antithèse particulièrement visible au tombeau vide du Christ. Pourtant, celui-ci est encore si loin.