RÉFLEXIONS pour Lc 7:11-17 — le 15 septembre 2009

RÉFLEXIONS pour Lc 7:11-17

Pour les Juifs, la mort et tout ce qui s’y rapporte étaient considérés comme impurs : on enterrait les morts avant le coucher du soleil, les cimetières se trouvaient hors de la ville et un Juif observant ne devait pas toucher un cadavre. Mais, rencontrant un cortège funèbre aux portes de la ville de Naïn, Jésus enfreint de manière inattendue les interdits traditionnels sous les yeux de tous. Il adresse des paroles de consolation à une femme inconnue et touche le garçon mort. Cela seul aurait dû étonner ceux qui L’entouraient. Mais pour le Seigneur, aucune interdiction ne tient lorsqu’il s’agit des plus pauvres et des plus démunis, parmi lesquels se trouve cette veuve qui a perdu son unique soutien. Il n’attend pas qu’elle s’adresse elle-même à Lui ; Il vient à sa rencontre, non seulement pour la consoler, mais aussi pour accomplir un véritable miracle : lui rendre le fils qu’elle pleure. Parfois, nous sommes si profondément plongés dans notre douleur que nous ne pouvons pas discerner Jésus qui marche à nos côtés. Nous ne Le remarquons que lorsqu’Il a déjà accompli en nous le miracle de Sa Résurrection, lorsque la joie de Sa présence germe de manière inattendue au lieu même de la tristesse et de la souffrance.