RÉFLEXIONS pour Jn 3:5
Combien notre situation est meilleure que celle de Nicodème, qui entendit ces paroles le premier! Bien sûr, il lui était très difficile de les comprendre, tandis que pour nous, qui savons déjà ce qui est arrivé ensuite, c’est beaucoup plus facile.
Toute notre vie, toutes nos pensées et nos actions depuis notre naissance même sont pénétrées de péché: égoïsme, orgueil, exaltation de soi, jugement... Le péché conduit à des actes mauvais, pécheurs, qui ont des conséquences très lourdes, lesquelles provoquent à leur tour de nouveaux péchés en nous-mêmes et chez les personnes qui nous entourent. Et tout cela roule comme une boule de neige, prenant de plus en plus d’inertie. Bien sûr, une telle vie n’a rien de commun avec le Royaume de Dieu. Peut-on l’arrêter, et si oui, comment?
Jésus dit que pour cela une nouvelle naissance est nécessaire, ou une régénération, parce que l’ancienne vie doit cesser complètement, et c’est seulement ensuite qu’une nouvelle vie peut commencer. Ici notre participation, notre désir, sont nécessaires: ce que l’on appelle le repentir. C’est précisément par le repentir que nous arrivons à la mort volontaire dans l’eau du Baptême, où s’achève notre vie pécheresse, et le pas suivant est l’accueil de la vie nouvelle que nous donne l’Esprit Saint vivifiant, envoyé par le Père céleste qui nous aime. Et voici que nous, nouveau-nés lavés par l’eau et par l’Esprit, entrons dans le Royaume de Dieu...
Ainsi dans l’idéal. Dans la pratique, tout chez nous n’est que partiel. Notre repentir est incomplet, nous continuons à nous repentir après le Baptême. Cela signifie que notre péché ne meurt pas complètement, et qu’il nous reste encore à être purifiés, encore et encore. Et la naissance de l’Esprit est plutôt non pas une régénération complète, mais la germination en nous d’une vie nouvelle, semblable à une petite graine de moutarde qui doit encore croître et croître. Que le Seigneur fasse de nous cette terre fertile où le Royaume qui grandit atteindra la maturité et portera du fruit!
