RÉFLEXIONS pour Ap 22:3-4 — le 2 novembre 2026

RÉFLEXIONS pour Ap 22:3-4

Comme on le sait, le mot grec « apocalypse » signifie « révélation ». Lorsqu'on prononce ce mot, on pense souvent au livre biblique correspondant. Mais plus souvent encore, on entend par là une catastrophe, un cataclysme universel, la fin de tout. Cette conception est aujourd'hui répandue même parmi les chrétiens, sans parler de tous les autres.

Le livre de l'Apocalypse s'achève sur la description non pas d'une catastrophe, mais du renouvellement complet et définitif du monde, du triomphe du Royaume dont rêvaient les chrétiens de la première génération, dans l'espoir qu'il adviendrait de leur vivant. Et qu'en est-il de l'homme dans ce monde renouvelé ? Physiquement, il se renouvelle manifestement comme le reste de la création ; mais spirituellement ? C'est précisément de cette dimension spirituelle que parle Jean, lorsqu'il décrit la qualité nouvelle de la vie intérieure des fidèles dans le Royaume pleinement manifesté. Dans le Royaume, il n'y a rien de « maudit ». Rien ni personne ne s'y oppose à Dieu. À l'époque présente, celle du Royaume qui vient, l'opposition est manifeste, d'autant plus visible et aiguë que le Royaume se révèle davantage dans un milieu qui lui est hostile. Mais après la transfiguration complète du monde, il semble qu'il n'y reste plus de place pour aucune force hostile à Dieu.

Telle est l'image du monde nouveau dans son ensemble ; mais qu'en est-il de chaque personne ? Pour chacun, les relations avec Dieu et avec le Christ semblent changer qualitativement, se renouveler ; dans les visions de Jean, le Sauveur apparaît souvent sous la figure de l'Agneau. Désormais, les fidèles voient le Sauveur face à face, ils Le voient constamment, et non plus de temps à autre comme auparavant, lorsque le monde était en cours de transfiguration sans l'être encore pleinement. Ils Le voient clairement et distinctement, et non comme cela arrivait souvent autrefois, lorsque Son visage apparaissait comme à travers la brume. Il ne s'agit évidemment pas seulement d'un changement de la nature physique de l'homme. Il s'agit avant tout du renouvellement de la vie spirituelle, des relations qui unissent l'homme à Dieu et au Christ, de ce renouvellement de l'alliance dont parlait déjà Jérémie.

Ces relations nouvelles, que n'assombrit plus aucun péché, constituent le fondement spirituel de cette alliance nouvelle. Car le Royaume repose précisément sur des relations : celles de ses habitants avec Dieu et entre eux, celles qu'ils ont avec le Christ et, enfin, celle du Christ Lui-même avec Son Père céleste. Lorsque ces relations atteignent leur plénitude, le Royaume se révèle au monde dans toute sa plénitude transfigurante.