RÉFLEXIONS pour Lc 10:38-42
On peut comprendre l'irritation de Marthe. Il arrive souvent que l'un doive travailler beaucoup et durement, tandis qu'à nos yeux, l'autre ne fait rien. Alors nous nous mettons à murmurer, et même à exiger que cet autre, lui aussi, travaille un peu.
Le Seigneur répond à cette indignation avec une sévérité inattendue, qui semble dévaloriser nos préoccupations terrestres : « Tu te soucies de beaucoup de choses, mais une seule est nécessaire. » Cela ressemble à un appel à renoncer aux tâches quotidiennes, même si l'on peut aussi y voir un autre sens. Jésus ne veut-Il pas reprocher à Marthe de commencer à s'immiscer dans la vie de sa sœur, qui a choisi une autre vocation, alors qu'elle a elle-même son propre chemin à suivre et sa propre croix à porter ?
En y réfléchissant, il convient de se rappeler les paroles du dernier chapitre de l'Évangile de Jean, où le Christ dit à Pierre, préoccupé par la question du martyre du disciple bien-aimé de Jésus : « Que t'importe ? Toi, suis-Moi. »
