RÉFLEXIONS pour Ac 5:17-42
Il nous arrive d'entendre des débats sur l'avenir du christianisme : est-il pertinent dans le monde contemporain, risque-t-il de tomber dans l'oubli ou connaîtra-t-il, au contraire, un nouvel essor ? Les analystes qui réfléchissent à ces questions devraient peut-être écouter les paroles de Gamaliel dans la lecture d'aujourd'hui : sans être lui-même chrétien, il a laissé à Dieu — en qui, bien sûr, il croyait — le soin de décider si le nouvel enseignement subsisterait ou non.
Pourquoi donc Luc a-t-il inclus dans son histoire de l'Église primitive ces paroles d'un homme qui, à bien des égards, s'opposait au christianisme ? Peut-être a-t-il vu combien ce témoignage était important pour les chrétiens eux-mêmes : le destin de leur Église, de leur communauté, de leur œuvre, de leur service, de leur vie même est entre les seules mains de Dieu, et tout cela n'existe que parce que tel est Son bon plaisir.
