RÉFLEXIONS pour Lc 4:37-44
Les habitants de Capharnaüm, qui avaient écouté la prédication du Christ et avaient été guéris de beaucoup de leurs maux, désiraient vivement qu'Il ne les quitte pas. « La foule Le cherchait, Le trouva et Le retenait pour qu'Il ne s'éloigne pas d'eux », écrit l'évangéliste. Peut-être Lui-même ne voulait-Il pas partir. Mais Il le devait, comme Il le dit Lui-même, pour porter la bonne nouvelle à d'autres villes. Pour aller vers les uns, le Sauveur devait quitter les autres. Il en était ainsi lorsqu'Il parcourait la terre.
Et maintenant ? Il suffit de réfléchir à quel point tout a changé : désormais, le Seigneur est partout. Et c'est quelque chose de plus que l'omniprésence originelle de Dieu le Père, car le Christ est partout, puisque chaque jour, sur terre, le pain est rompu dans le sacrement de l'Eucharistie. En ces jours-là, les gens se disaient : « Quel dommage qu'Il parte pour une autre ville ! Comment ferons-nous sans Lui ? » Maintenant, nous savons que, dans la ville située plus à l'est, la liturgie a déjà été célébrée ; elle va l'être chez nous, puis chez ceux qui sont plus à l'ouest. Ainsi se forme une sorte d'unité durable et ininterrompue de Sa présence en tout lieu.
Peut-être pouvons-nous comprendre ce changement survenu depuis ces jours-là en méditant la lecture apostolique d'aujourd'hui. « La participation à l'annonce de la Bonne Nouvelle » : voilà les mots qui deviennent la clé de cette compréhension. Lorsque Jésus dit : « Je dois aller annoncer la bonne nouvelle aux autres villes », Il est encore seul. Mais déjà l'apôtre parle de participation. Jésus est venu tel un Cierge qui éclaire, et maintenant un seul cierge est devenu une mer de lumières au-dessus du monde entier.
