RÉFLEXIONS pour Is 56:1-12
L'appel à observer le sabbat, c'est-à-dire à consacrer une partie de sa vie à se tenir en prière devant Dieu, s'adresse ici à ceux que l'on n'avait jusque-là pas jugés dignes d'être traités en égaux. De nombreux appels prophétiques avaient déjà demandé de faire miséricorde aux étrangers, à ceux dont l'origine était autre, mais nous entendons maintenant aussi que Dieu ne rejette même pas les eunuques, ceux que les hommes avaient l'habitude de considérer comme déficients non seulement physiquement, mais à tous égards. Le Seigneur proclame désormais que, pour Lui, il n'y a pas d'exclus : tous ceux que les hommes rejettent pour des raisons absurdes, même si elles paraissent sérieuses, Lui sont chers, et Il est prêt à les accueillir tous.
Quelques siècles passeront et, sur la route de Jérusalem à Gaza, Philippe rencontrera un dignitaire éthiopien, à la fois étranger et eunuque (Ac 8:26–39), qui sera l'un des premiers païens à entrer dans l'Église. À ce moment-là, l'Éthiopien lira le Livre d'Isaïe, le passage peu avant ces mêmes lignes, qui apparaîtront après encore quelques tours du rouleau de parchemin.
