RÉFLEXIONS pour Mc 10:17-31 — le 30 septembre 2026

RÉFLEXIONS pour Mc 10:17-31

Le passage d'aujourd'hui est consacré à la richesse et à la difficulté qu'éprouve un riche à entrer dans le Royaume de Dieu. Il serait toutefois plus exact de dire que l'épisode rapporté par l'évangéliste porte moins sur la richesse que sur la pauvreté. Il est particulièrement remarquable que même les propres disciples de Jésus soient effrayés par Ses paroles sur la difficulté, pour un riche, d'entrer dans le Royaume, alors qu'ils semblaient n'avoir plus rien à craindre : ils avaient abandonné tout ce qu'ils possédaient et suivi Jésus, comme le dit Pierre (v. 23–28). Manifestement, lorsque Jésus parle de pauvreté, Il ne pense pas seulement à la richesse matérielle, et Ses disciples le comprennent bien. De plus, la conversation avec le jeune homme riche ne commence nullement par une question sur les biens, mais par celle de l'observance des commandements déjà connues par les livres de l'Ancien Testament (v. 19–20). Ce n'est qu'après que le jeune homme eut désiré quelque chose de plus, qui lui permettrait d'atteindre plus rapidement la perfection, qu'il fut question de ses biens (v. 21–22).

À l'époque évangélique, il existait des communautés religieuses dont les membres, en y entrant, leur faisaient don de tous leurs biens et ne comptaient ensuite que sur leur soutien. La communauté apostolique était semblable : ses membres non plus, manifestement, ne possédaient rien en propre et recevaient leur subsistance de la caisse commune. Pourtant, les apôtres, qui avaient osé ce que le jeune homme riche n'avait pas osé faire, sentent que les paroles de Jésus sur la richesse s'adressent aussi à eux. Peut-être avaient-ils compris Ses paroles sur ceux qui mettent leur confiance dans les richesses (v. 24–25) : il leur devenait clair qu'il fallait abandonner toute espérance placée en quoi que ce soit dans ce monde, sans quoi il faudrait se faufiler dans le Royaume de Dieu comme un chameau chargé à travers le « trou de l'aiguille », nom donné à Jérusalem à un passage particulièrement étroit et sinueux des portes de la ville, par lequel un animal relativement grand comme le chameau ne passait qu'avec beaucoup de difficulté en se serrant entre les murs.

Ils comprirent encore que l'homme n'avait pas la force de vivre ainsi (v. 26). Jésus ne chercha pas à les en dissuader ; Il fit seulement remarquer que ce que l'homme ne peut accomplir par lui-même, Dieu peut l'accomplir pour lui, pourvu qu'il le veuille (v. 27).