RÉFLEXIONS pour Mt 23:23-28 — le 29 septembre 2026

RÉFLEXIONS pour Mt 23:23-28

« Seigneur, j'aime la demeure de Ta maison, le lieu où réside Ta gloire », chante le roi David (Ps 26:8). Ce sentiment étonnant de crainte révérencielle, celle de ceux « qui y entrent dans la crainte de Dieu », nous est familier à tous. Imaginer ici le moindre mensonge, le moindre jeu d'acteur, est terriblement douloureux. Ce le fut bien davantage pour le Christ, et c'est précisément pourquoi Il accable d'un septuple « malheur à vous » les responsables d'une telle douleur. Car « celui qui jure par le Temple jure par lui et par Celui qui l'habite », et « celui qui jure par le ciel jure par le trône de Dieu ».

Voilà ce que nous oublions souvent : le ciel et tout ce qui nous entoure, la nature, les arbres, les fleurs, les pierres, la route, tout cela est le trône de Dieu. Nous cherchons souvent à aller à l'église, à la liturgie, et c'est bien ; mais lorsqu'une telle possibilité n'existe pas, il importe de regarder autour de soi et de prononcer quelque chose comme la « Messe sur le monde » de Teilhard de Chardin. Ou d'essayer de se souvenir du Cantique de frère Soleil de saint François d'Assise, dans lequel il appelle le soleil, la lune, les étoiles, le vent, le feu et l'eau ses frères et ses sœurs.

« Vous fermez aux hommes le Royaume des Cieux ; vous-mêmes n'y entrez pas, et vous ne laissez pas entrer ceux qui le veulent. » Un chercheur contemporain rapporte une pensée remarquable du Talmud : un homme qui possède la connaissance mais n'a pas la crainte du Ciel ressemble au gardien d'un trésor auquel on a remis les clés des chambres intérieures, mais non celle de la porte extérieure.