RÉFLEXIONS pour Is 40:1-31
Ainsi, la prophétie sur les destinées à venir devient une consolation pour ce même peuple auquel tant de réprimandes avaient été adressées. Ses péchés sont maintenant expiés, et même au double ; à ce propos, on rappelle habituellement que, selon la Loi, le voleur devait restituer le double de la somme dérobée. Certes, tous les pécheurs n'étaient pas des voleurs au sens littéral, loin de là, et le vol n'est pas le seul vice. Mais cela importe peu ici : personne n'a le droit de se glorifier au-dessus des brigands, car les autres péchés, souvent jugés « admissibles », ne valent pas mieux. Maintenant, toutefois, vient le pardon, et avec lui l'espérance d'une vie nouvelle, qualitativement différente, conforme à la volonté du Créateur.
Il est tout à fait naturel qu'après la promesse d'espérance, le prophète commence à parler de la grandeur du Seigneur, de Celui que l'on ne peut comparer à rien ni même se représenter. Ici, les paroles d'Isaïe rappellent dans une certaine mesure les derniers chapitres du livre de Job, dont les questions disparaissent après que le Créateur lui a révélé Son caractère insondable. La situation est certes différente : contrairement à Job, le peuple d'Israël ne souffrait pas sans raison. Mais même maintenant, alors que les pécheurs semblent s'être repentis et avoir enfin « tout compris », le Seigneur montre de nouveau que Lui-même et Sa miséricorde dépassent tout ce que nous pouvons comprendre.
