RÉFLEXIONS pour Ez 34:12 — le 10 septembre 2026

RÉFLEXIONS pour Ez 34:12

Dans les prédications prophétiques, le peuple de Dieu est souvent comparé à un troupeau laissé sans berger. Jésus Lui-même reprend cette comparaison, en visant surtout les membres de la fraternité pharisienne qui prétendaient à la direction spirituelle et à l'enseignement. Les prophètes, comme Ézéchiel, visaient généralement les prêtres qui n'accomplissaient pas, ou pas comme il le fallait, les tâches que Dieu leur avait confiées. Il ne s'agissait évidemment pas ici du soin des âmes au sens où le pratiquaient les pharisiens-rabbins. La tâche des prêtres était autre : outre les sacrifices et tout ce qui touchait au culte, ils devaient veiller à la pureté rituelle du peuple.

À première vue, il ne s'agit que de l'aspect extérieur et formel de la religion. Mais, en réalité, les choses n'étaient pas si simples : la possibilité de participer au sacrifice, au repas sacrificiel, et donc à la communion avec Dieu, dépendait de l'état de pureté ou d'impureté de la personne. Négliger la pureté rituelle dans une telle situation ne pouvait signifier qu'une chose : le peuple n'allait tout simplement pas au Temple, demeurait religieusement indifférent et ne pensait ni à la religion ni à la vie spirituelle. Les prêtres qui s'accommodaient de cet état de fait encourageaient de fait cette conduite, devenant de faux pasteurs qui désorientaient spirituellement ceux qu'ils auraient dû guider.

Alors Dieu déclare par la bouche de Son prophète qu'en ce cas, Il prendra Lui-même soin de Son troupeau. Il s'agit, semble-t-il, du plan de salut qui prévoit la venue du Messie. C'est Lui qui assumera la tâche que les prêtres n'ont pas voulu accomplir. Mais, dans cette situation, ceux-ci se retrouvent sans rôle : Dieu n'a plus besoin d'eux, du moins comme serviteurs.

Se pose alors la question de leur destinée spirituelle tout entière : en refusant de participer à l'accomplissement du plan de Dieu, ils ont perdu non seulement leur ministère, mais aussi le sens de leur propre existence. Ils ont perdu ce sans quoi l'on ne peut entrer dans le Royaume : pour y entrer, il faut être une personne, et il n'y a pas de personne sans sens. En refusant le service, ils se sont, par ce refus, privés du salut.