RÉFLEXIONS pour Lc 5:37-38 — le 6 septembre 2026

RÉFLEXIONS pour Lc 5:37-38

Le Seigneur nous propose quelque chose d'entièrement nouveau, que l'ancien ne peut supporter, comme les vieilles outres ne peuvent contenir le vin nouveau. Mais, dans l'Évangile selon Matthieu, Il dit : « Ne pensez pas que Je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir » (Mt 5,17). Comment résoudre cette contradiction ?

Lorsque nous rencontrons une contradiction apparente dans la parole de Dieu, nous devons comprendre que le Seigneur attend ici de nous que nous sortions de notre nature humaine, que nous soyons capables de nous élever un peu au-dessus d'elle. Nous devons comprendre que l'une et l'autre affirmations sont vraies. Mais ce n'est pas facile à comprendre : c'est pourquoi un long débat sur la loi et la grâce est entré dans la tradition patristique, pour savoir laquelle est première et laquelle est seconde. Peut-être ne peut-on pas répondre à cette question. Il s'agit de dimensions différentes de la vie.

Nous oublions souvent que le mot « nouveau », dans l'expression « Nouveau Testament », ne s'oppose nullement au mot « ancien ». Non : il signifie « toujours nouveau », « qui ne vieillit pas ». Voilà ce que nous devons comprendre : Dieu est vivant, et aucun schéma ne peut Lui être appliqué. Il fait éclater tous les schémas, comme une pièce neuve sur un vêtement usé.

On peut se demander pourquoi Marc et Matthieu, à la différence de Luc, ne mentionnent pas le vin nouveau que ceux qui boivent l'ancien ne veulent pas boire. Cela tient apparemment au fait que Luc, disciple de Paul, connaissait trop bien les difficultés de la prédication parmi les Juifs.