RÉFLEXIONS pour Lc 18:18-43
Que faut-il pour être quelqu'un de bien ? La réponse est plus ou moins claire même pour ceux qui n'ont pas lu l'Écriture : ne pas tromper, ne pas tuer, respecter les autres... Les communautés humaines les plus saines reposent sur ces principes. Et que pourrait-on souhaiter de plus aux hommes ? Sans violence ni mensonge, le monde serait infiniment meilleur...
Et pourtant, il se trouve des personnes pour lesquelles cela ne suffit pas. Elles quittent tout et accomplissent l'impossible. Comme mère Marie (Skobtsova), qui entra dans la chambre à gaz à la place d'une autre femme ; comme mère Teresa de Calcutta, qui soignait de ses propres mains les pauvres et les lépreux en Inde ; comme tant de martyrs, anciens et modernes, pour lesquels leur vie s'est révélée moins précieuse que leur foi ; comme, enfin, les apôtres eux-mêmes, qui ont donné leur vie pour annoncer la parole du Christ au monde entier.
Qu'est-ce qui arrache ces personnes à leurs lieux familiers et sûrs et les pousse sur le chemin de la sainteté ? Comment s'accomplit cette illumination spirituelle ? Que faire, nous qui avons entendu tant de fois l'appel de l'Évangile et y sommes restés indifférents ? Comment faire pour que Jésus ne passe pas à côté de nous, à côté de nos ténèbres ? Peut-être faut-il, comme cet aveugle, crier dans l'obscurité : « Fils de David, aie pitié de nous ! »
