RÉFLEXIONS pour Ez 2:1-3:27
Ézéchiel est envoyé prophétiser non pas auprès d'un peuple au parler obscur et à la langue incompréhensible ; pourtant, au fond, la maison d'Israël est ici assimilée aux païens, incapables et refusant d'entendre le prophète. Il faut prophétiser, mais pourquoi parler à ceux qui refuseront certainement d'écouter et, plus encore, d'agir selon ce qu'ils auront entendu ? Nous rencontrons ici le mystère de la liberté humaine. Chacun de nous décide lui-même comment agir, mais il devra répondre de ses actes. Un homme privé de la possibilité de connaître la volonté de Dieu n'est pas libre : il ne peut prendre de décision en connaissance de cause. C'est pourquoi le prophète qui n'a pas transmis ce qui lui avait été confié devient complice d'actes qu'il n'a même pas voulu prévenir. Après avoir averti des conséquences, il n'est plus responsable du choix que fera ou ne fera pas celui qui a été averti.
Il faut manger le rouleau du livre. Cet acte étrange souligne qu'il ne suffit pas de lire et d'apprendre par cœur ce qui est écrit : il faut s'unir intérieurement, au plus profond de sa personne, à l'essence de la vérité qui lui est confiée. On peut, par exemple, étudier longtemps et avec acharnement, tandis que les connaissances théoriques existeront d'un côté et la vie de l'autre. Une telle théorisation est inadmissible en général, et plus encore lorsqu'il s'agit de vivre selon les commandements.
