RÉFLEXIONS pour Mt 13:54-58 — le 13 juillet 2026

RÉFLEXIONS pour Mt 13:54-58

Dans l'Évangile, la possibilité du miracle est souvent liée à la foi de celui ou de ceux qui attendent ou demandent ce miracle. Il en était de même aux temps préchrétiens: Dieu les manifestait selon la foi de ceux qui attendaient, ou n'attendaient pas, un miracle. Si l'action de Dieu était trop évidente, extérieurement elle prenait toujours une forme qui permettait, si on le voulait, de tout expliquer par des causes naturelles.

Les miracles du Christ étaient parfois plus visibles et évidents, mais il les accomplissait toujours pour des personnes concrètes, qui lui faisaient confiance et attendaient de lui de l'aide. Aux autres, devenus les témoins involontaires de ce qui se passait, il ne restait qu'à accepter la situation telle qu'elle était. Bien sûr, beaucoup de choses s'expliquent ici par le fait que Dieu n'est pas importun. Il ne tirera pas l'homme vers lui de force en frappant son imagination par des phénomènes surnaturels. Car Dieu veut que l'homme communie avec lui par amour, et non par peur ou par intérêt. C'est pourquoi le Sauveur non plus ne tire personne dans le Royaume par des miracles.

Mais lorsqu'il s'agit du Royaume, il faut tenir compte d'autre chose encore. Le Royaume est tout entier pénétré par la lumière de Dieu et par le souffle de Dieu; ils sont sa nature, ou plutôt ce qui, dans le Royaume, remplace la nature de notre monde. Mais le Royaume a aussi sa propre structure. Une structure formée par les relations de ses habitants: leurs relations avec Dieu, avec le Christ, les uns avec les autres. Et les relations du Sauveur lui-même avec son Père céleste sont le fondement du Royaume, son principal appui spirituel.

Or toutes les relations dans le Royaume ne peuvent être que pleinement volontaires. Ici, aucune ruse n'est possible, aucune ambiguïté, aucun non-dit. Tout refus de voir Jésus, tout refus de communiquer avec lui, place l'homme hors du Royaume. Car tous les miracles du Sauveur ne sont rien d'autre que la manifestation du Royaume, de sa force, de son souffle.

Il n'est pas étonnant que là où il n'y a pas de confiance en Jésus, il n'y ait ni Royaume ni miracles. Ce n'est pas qu'ils y soient impossibles: ils y sont simplement dépourvus de sens. On ne peut pas forcer quelqu'un à aimer, et démontrer la force du Royaume à celui qui n'en veut pas revient en fait à contraindre l'homme à ce à quoi il est absolument impossible de le contraindre. Il ne reste à Jésus qu'à partir, laissant ceux qui refusent de lui faire confiance à leur propre sort. Au bout du compte, c'est leur choix, auquel ils ont pleinement droit.