RÉFLEXIONS pour Mt 13:36-43
Aujourd'hui, au centre de notre attention se trouve notre propre réponse à la question du Christ: « Et vous, qui dites-vous que je suis? » Humainement, nous pouvons nous représenter les choses ainsi: tu as réfléchi à la vie et, finalement, tu es arrivé à l'idée que Jésus de Nazareth est le Fils de Dieu. Mais lui-même dit que cela ne se passe pas ainsi. Ce ne sont pas la chair et le sang, c'est-à-dire la nature humaine et ses possibilités, qui l'ont révélé à Pierre, mais le Père de Jésus, qui est aux cieux. Donc cette foi est un don de Dieu, et, comme tout don de Dieu, il faut aussi la demander. Il est absurde de rester assis à attendre que le Tout-Puissant se souvienne de toi: il n'a jamais oublié sa créature. Il faut vouloir qu'il t'ouvre la vérité sur lui-même, et le lui demander.
Il faut à Pierre un immense courage pour prononcer ces paroles. Tant qu'il est possible de considérer Jésus comme l'un des prophètes, comme un grand maître spirituel ou moral, tout est simple et commode pour l'homme. Mais lorsque tu as accepté et confessé qu'il est le Fils de Dieu, tes relations avec le monde qui t'entoure changent, et toute ta vie aussi. Ce que nous appelons la maturité humaine, c'est au fond la capacité de dire à Dieu: « Tu es mon Seigneur, tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant », et d'en tirer des conséquences pratiques. Alors tu deviens une partie de l'Église: son peuple, que les portes de l'enfer ne vaincront pas.
En outre, la lecture évangélique d'aujourd'hui est l'un des fondements de l'ecclésiologie, l'enseignement de l'Église sur elle-même. On peut trouver un bref exposé de ce sujet dans l'article d'A. Lakirev « Les propriétés de l'Église: unité, sainteté, catholicité et apostolicité » (RU).
