RÉFLEXIONS pour Ez 17:1-24
D'une pousse arrachée à un cèdre est sortie une vigne. Dans la nature vivante, cela n'arrive pas; mais n'insistons pas de façon tatillonne sur une lecture littérale de la parabole, regardons plutôt ce dont elle parle.
Le cèdre est un arbre magnifique et puissant, habitué à croître en liberté, dans un lien indissoluble avec la nature sauvage et originelle. La vigne qui en provient est plus fragile et exige un soin constant. La vigne avait reçu tout le nécessaire pour porter du fruit et devenir une vigne splendide. Mais elle s'est détournée de l'aigle qui l'avait transplantée et a ainsi refusé celui qui prenait soin d'elle.
Les rois d'Israël et de Juda, qui recherchaient une alliance avec les païens, espéraient une grandeur terrestre acquise dans la séparation d'avec Dieu. Mais elle est inaccessible, et même les efforts orientés vers la recherche d'une puissance terrestre conduisent tôt ou tard non à celle-ci, mais à l'épuisement et à la dégénérescence. Et ces efforts eux-mêmes se révèlent être la conséquence d'une trahison spirituelle, d'un refus de la communion avec Celui qui donne tout le nécessaire. Commence alors une course sans fin dans un cercle fermé, que seul le retour repentant vers Dieu peut interrompre.
