RÉFLEXIONS. Lectionnaire catholique.

RÉFLEXIONS pour 1P 1:3-9

La lecture d'aujourd'hui de l'Épître du saint apôtre Pierre est à la fois une prière de louange et une prédication. Parce que Pierre commence sa lettre par une prière, cette prière devient communautaire, car les destinataires, en la lisant, prient eux aussi avec l'apôtre. L'apôtre Pierre glorifie le Seigneur qui nous a donné un héritage particulier, l'héritage du salut. La particularité étonnante de cet héritage consiste en ce que nous pouvons tous en user déjà sur la terre, puisque nous recevons tous la grâce de Dieu, et qu'en même temps, bien que nous soyons libres d'y renoncer, nous ne pouvons pas le perdre ou le dissiper par accident, car il est gardé pour nous dans les cieux!

L'apôtre nous appelle à nous réjouir. On peut, bien sûr, renifler dédaigneusement et dire: « Il vous est facile de vous réjouir, si vous souffrez "un peu"! Moi, je souffre beaucoup, si bien que je n'ai pas la tête aux joies ». Pourtant les souffrances que Pierre et tous les croyants de ce temps-là supportaient n'étaient manifestement pas moindres que les nôtres, car les chrétiens étaient persécutés presque partout, et les conditions de vie de beaucoup d'entre eux étaient loin d'être confortables. Pierre dit que nous souffrons « un peu » seulement en comparaison avec la joie qui nous attend dans les cieux et qui nous est déjà donnée ici, dans la communion avec le Seigneur vivant. Cette joie, « ineffable et glorieuse », est plus grande que n'importe quelle souffrance.