RÉFLEXIONS pour Lv 25:1-24 — le 23 mai 2026

RÉFLEXIONS pour Lv 25:1-24

Les paroles du Seigneur dans le Lévitique sur la propriété de la terre sonnent aujourd'hui encore avec une actualité particulière: « La terre ne doit pas être vendue à perpétuité, car elle est à moi ». On pourrait y voir une manifestation de la volonté de Dieu dans ce débat, si la question ne se posait pas sur un plan quelque peu différent. Dans nos lois, il ne s'agit pas du fait que la terre appartient à Dieu: il n'apparaît pas du tout comme sujet du droit civil; selon nos représentations, la terre peut appartenir soit à l'État, soit à des particuliers, et identifier l'État à Dieu n'est vraiment pas bon.

Cela ne concerne pas seulement les questions juridiques. Nous sommes en général portés à oublier que tout appartient à Dieu, même si nous croyons en lui. Absorbés par les soucis terrestres, nous perdons de vue que les relations commerciales et monétaires ne sont qu'un moyen imparfait d'organiser la responsabilité envers le monde matériel, dont nous n'usons qu'au titre de « locataires » auprès de Dieu. Ni l'argent, ni les produits alimentaires, ni les moyens de production, rien de ce que nous possédons ne nous appartient pour toujours. La terre avec ses richesses ne peut être que l'objet de notre sollicitude, et alors seulement Dieu pourra, par elle, nourrir, vêtir et réchauffer chacun de nous.