RÉFLEXIONS pour Lv 22:1-33
Dans les prescriptions sacrées, une grande attention est accordée à la notion de « choses saintes », c'est-à-dire aux objets ou à la nourriture consacrés au Seigneur et participant au culte. Ainsi apparaît une compréhension de la sainteté qui n'appartient pas seulement à Dieu seul, ni seulement à celle par laquelle il sanctifie l'homme, mais aussi d'une sainteté qui s'étend à certains objets.
Comme nous l'avons vu avec l'exemple du peuple d'Israël ou des clans de grands prêtres, de prêtres et de lévites, la représentation vétérotestamentaire de la sanctification du monde ne concerne généralement qu'un cercle limité de personnes. Il en va de même pour tous les autres objets qui nous entourent. Mais de même que, dans la vie d'un homme spirituel, il ne peut y avoir de moments profanes, c'est-à-dire sans lien avec Dieu, il ne peut y avoir non plus de choses profanes et souillées, ni de nourriture impure, et ainsi de suite; désormais cette sacralité n'a pas un caractère exclusif, mais global.
C'est précisément pourquoi, dans notre vie, il ne peut plus y avoir de nourriture pure ou impure, ni d'objets souillés. Tout est traversé par l'Esprit, tout est saint, ou du moins créé pour la sainteté: le monde entier, chaque atome. Le seul obstacle sur le chemin de la sanctification du monde, c'est nous, vous et moi, car la haute vocation des prêtres qui font descendre la bénédiction de Dieu sur ce monde repose sur nous, exigeant de nous aussi une sainteté personnelle.
