RÉFLEXIONS. Lecture en trois ans.

RÉFLEXIONS pour Jr 22:1-30

À première vue, dans son adresse au roi, le prophète qui annonce les malheurs à venir aurait pu se limiter à les énumérer. Car si tout est déjà prédéterminé et que rien ne peut être changé, à quoi bon essayer de corriger les moeurs? Il semblerait qu'il soit déjà trop tard! Mais non, Jérémie commence son discours par des appels à gouverner avec justice, en révélant en quoi consiste un gouvernement juste.

Ici nous voyons de nouveau que la prédestination n'exclut pas des changements inattendus, dans un sens comme dans l'autre. Le Seigneur, qui permet aux conséquences des péchés de tomber sur la tête du pécheur, peut aussi lui faire miséricorde; alors les malheurs annoncés au départ peuvent ne pas arriver ou bien être adoucis. Cependant, Il peut aussi annuler la promesse donnée à ceux qui se sont conduits de manière inadmissible, qui ont cessé d'être dignes de Ses dons.

C'est précisément ainsi que le Seigneur est prêt à annuler le règne des Israélites sur le trône de la maison de David, dans les paroles rapportées dans cette même partie de la prophétie. Nous savons que, même après une série de conquêtes, il y eut des rois issus des Israélites, si bien que ces paroles peuvent paraître inexactes — mais elles ne se sont pas accomplies pleinement non parce qu'elles étaient erronées, mais parce que la miséricorde du Seigneur a dépassé ce sur quoi Il avait donné de redoutables avertissements.