RÉFLEXIONS pour Jr 14:1-22
De nouveau, comme aux jours d'Élie, le peuple s'est enfoncé dans l'impiété païenne, et de nouveau la sécheresse s'est abattue sur le pays ; mais cette fois tout est bien pire : si, au temps d'Élie, un nombre notable de fidèles qui n'avaient pas fléchi devant les divinités païennes demeurait caché aux regards étrangers, maintenant le reste fidèle s'est fortement raréfié, et voici que le Seigneur se détourne du peuple infidèle à tel point qu'Il demande même à Jérémie de ne pas prier pour lui.
Remarquons cependant que l'interdiction de prier pour les pécheurs ne nie pas la possibilité de la prière de repentir des pécheurs eux-mêmes. Le Seigneur n'avait nullement l'intention de refuser Son aide au peuple, mais tout bien accordé à un peuple impénitent ne lui sera d'aucun profit.
La leçon importante donnée ici est la nécessité d'une attitude prudente envers les paroles annoncées par les prophètes. Hélas, toutes les prophéties ne viennent pas de Dieu ; beaucoup d'entre elles sont les rêves de leur propre coeur, pris pour une voix d'en haut. Mais les constructions virtuelles des faux prophètes s'écrouleront inévitablement, et les fausses espérances qu'ils donnent se dissiperont.
Le Seigneur, Lui, avertit le peuple avec sévérité et impartialité des malheurs qu'il a mérités. Mais le vrai prophète, qui annonce Sa volonté et non ses propres souhaits, ne perd pas l'espérance en Sa miséricorde. Conscient de toute la justice de la colère de Dieu, un tel prophète n'admet tout de même pas la rupture de l'alliance entre le Seigneur et Son peuple, si raréfié que soit le nombre des fidèles.
