RÉFLEXIONS pour Ac 4:32-37
La lecture d’aujourd’hui des Actes des saints apôtres commence par des paroles saisissantes : « La multitude de ceux qui avaient cru n’avait qu’un cœur et qu’une âme ». Une telle chose est-elle possible ? Pouvons-nous seulement nous la représenter ? Notre unanimité, et même simplement notre accord de pensée, dure d’ordinaire si peu de temps... Bien plus, c’est souvent précisément dans la communauté ecclésiale que nous nous « relâchons » — et que toutes nos difficultés « domestiques » apparaissent au grand jour. On sait qu’il est particulièrement difficile de garder des relations paisibles avec les plus proches. Il en va ainsi aussi dans l’Église.
Mais chez les premiers chrétiens, apparemment, ce problème n’existait pas ! De quoi s’agit-il ici ? D’une grâce particulière ? Bien sûr, sans la grâce, rien n’est possible ; mais il semble que l’essentiel soit d’abord l’ouverture des personnes à cette grâce. Le Seigneur est toujours le même, il est immuable, et il peut non seulement donner, mais il veut aussi donner à nous tous, à notre Église et à nos communautés, cette même grâce de l’unité.
