RÉFLEXIONS pour Лк 24:1-12
Le matin de la Résurrection, les femmes furent les premières à venir au tombeau. On considère que, selon les mœurs de ce temps-là, les femmes risquaient moins que les hommes des représailles pour avoir manifesté de la sympathie envers un condamné exécuté ; c’est pourquoi elles ne craignaient pas de venir à son tombeau. Même s’il en était ainsi, ne diminuons pas pour autant le degré de leur amour et de leur fidélité au Maître. Il existe une force ouverte, immédiatement visible et incontestable, mais il existe aussi une autre force, qui se manifeste dans ce qui paraît être faiblesse. Bien des fois, le sexe « faible » s’est montré fort précisément dans les situations où il fallait justement cette force, qui s’accomplit dans la faiblesse.
Mais la force manifeste demandée à l’homme n’est pas rejetée non plus. Nous voyons Pierre, qui a surmonté son reniement temporaire, et nous reconnaissons de nouveau son caractère, sa résolution et son élan. Ses forces lui reviennent.
Les adversaires du christianisme l’appellent une religion de faibles. Non, le christianisme rend les faibles forts et il est lui-même une source de force. Seulement, ce n’est pas la force qui, comme un culturiste, exhibe des muscles gonflés. La force de la foi n’est pas immédiatement visible et n’est souvent pas prise en compte. Goliath non plus n’avait pas imaginé que le modeste jeune David, dépourvu de musculature héroïque, le vaincrait.
