RÉFLEXIONS pour Mt 24:3-35
Le discours prophétique sur le mont des Oliviers, que nous lisons aujourd’hui dans l’Évangile selon Matthieu, a suscité un immense intérêt dès le moment où il fut écrit. Parfois cet intérêt prenait des proportions tout à fait malsaines, surtout dans certaines sectes hérétiques. Mais les chrétiens « normaux » du point de vue de la confession et de la santé de l’âme ne passaient pas non plus à côté de ce texte. Peut-être seul l’Apocalypse peut-il lui être comparé sur ce point... Il y a sans doute quelque chose en nous qui attire notre attention vers la fin du monde... Peut-être la folie du monde dans lequel nous vivons suscite-t-elle en nous, malgré notre volonté, des pensées sur la fin... Ou peut-être est-ce la manifestation d’une peur instinctive devant la responsabilité de nos péchés ?
Cependant, dans le contenu des paroles du Seigneur Jésus, ce qui importe pour nous n’est pas seulement de savoir quelles horreurs et quels cataclysmes accompagneront la fin du monde ; bien plus importante est la révélation de la fin comme telle. Car de cela dépend essentiellement notre attitude envers les horreurs et la folie qui ont déjà lieu. C’est une chose si cela doit se poursuivre indéfiniment : nos guerres, notre hostilité et notre stupidité, notre cruauté et notre impuissance, seulement marquées de temps à autre par des élans de l’esprit humain inspiré par le contact du Tout-Puissant. Et c’en est une tout autre si nous croyons aux paroles du Seigneur selon lesquelles, sur fond de triomphe apparent du mal, viendra le jour de la victoire de Dieu, le jour où le dessein du Créateur s’accomplira en plénitude. Et il est encore plus important pour nous que ce Jour du Seigneur soit déjà advenu lorsque le Sauveur du monde est monté sur la Croix pour nous.
